Suite à une succession de mauvais choix stratégiques, les 228 magasins low costs du groupe vont fermer.

Fin juin ? Le sort des 289 anciens magasins Dia dont Carrefour veut se séparer sera fixé. Uniquement, 21% des magasins ont reçu une offre de reprise. Les 79% restants risquent la fermeture pure et simple.

Les collaborateurs sont déçus et amers. Ils craignent de subir un chômage de longue durée. Cependant, le groupe va leur proposer trois offres locales et personnalisées de reclassement.

Cette situation est le résultat d’erreurs stratégiques successives de l’enseigne de hard discount. Elle fait partie du groupe depuis la fusion avec Promodès en 1999.

La première fut prise par l’ancien PDG en 2011 Lars Olofson qui décida de coter cette filiale afin d’offrir aux actionnaires déçus par le cours de la bourse, un dividende exceptionnel sous forme d’actions DIA. Changement de cap ensuite en 2014 avec son successeur Georges Plassat, qui fait le choix d’investir massivement sur Dia pour développer son offre de supermarché de proximité. Rachat de 756 magasins au prix fort face à Casino afin de les transformer en magasin type Carrefour Market.

Choix qui aurait pu être visionnaire mais qui ignorait à tort l’importance de l’emplacement. En effet, l’emplacement des Dia est adapté au discount mais pas à la proximité !

Lors de son intronisation à l’été 2017, le brillant PDG Alexandre Bompard prend connaissance des grandes difficultés financières des magasins Dia. Ils décident de les céder tout en sachant que les repreneurs ne seraient pas légion : le coût du fiasco dépassera allègrement les 150 millions d’euros de perte de l’année dernière. Une leçon à tirer pour les futurs dirigeants du groupe.