Malgré des mesures pro-business et un climat favorable chez les entrepreneurs, l’effet fiscal positif du gouvernement Macron sur les travailleurs français tarde à se faire sentir. Il fallait travailler dans l’hexagone jusqu’au 27 Juillet 2018 pour l’Etat avant de bénéficier librement de son activité.

L’imposition réelle pour un cadre moyen reste de 56,73 % . Notre pays demeure le pays le moins avantageux en Europe pour créer de la richesse. Afin de réduire le rôle de l’Etat dans l’économie, aucun gouvernement ne pourra faire l’impasse sur la réduction des dépenses publiques. Malgré le danger politique que cela représente, l’élan réformateur de Macron sera jugé à l’aune de ce défi. Il s’était d’ailleurs engagé pendant sa campagne de réduire le ratio de dépenses sur le PIB de 4 points d’ici à 2022 et les taux des prélèvements obligatoires d’un point.

Le résultat découlera en partie de la capacité de l’Etat à céder des parts au sein de certaines grandes entreprises. Ce bénéfice financier devrait en priorité être affecté à la réduction de la dette publique au lieu de financer un énième fond pour l’innovation.

La suppression de la CSG depuis le premier janvier 2018 a eu un impact insuffisant sur le pouvoir d’achat des actifs tout en donnant un véritable coup à celui des retraités. Lors du milieu de son quinquennat, le Président Hollande avait pris conscience de la nécessité de baisser le coût du travail par le biais de mesures concrètes avec le CICE.

Cependant, nul ne peut nier que les ordonnances travail ainsi que la réforme de la SNCF sont des avancées positives pour le pays.

A contrario, la réforme de la taxe d’habitation qui coûtera 10,5 milliards d’euros à l’horizon 2020 et qui sera financé par le déficit public est une mesure démagogique qui mettra à moyen terme les finances des communes en difficulté. Le gouvernement aurait du trouver les économies équivalentes afin d’assumer les conséquences financières de ce choix politique.

2019 sera le révélateur du courage exécutif en la matière. Rien de significatif n’a été fait depuis 2017 sur la réduction des dépenses publiques. Les baisses d’impôts resteront donc beaucoup trop insuffisantes en comparaison de nos voisins européens.

Comme l’indique justement la sénatrice Lavade, l’impôt devrait être l’exception pour corriger les inégalités, hors c’est devenu la norme pour financer des dépenses nouvelles depuis plus de trente ans.

Le gouvernement doit aller au bout de sa logique réformatrice en changeant la philosophie des prélèvements obligatoires dans notre pays.

Macron: Poursuite du déclin ou sursaut économique? 2019 nous donnera la réponse.

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