La confirmation du retour de la suprématie du Joker serbe, l’avènement de la jeune japonaise Osaka , des français de retour, des revenants ainsi que jeunes poussent qui apprennent à gagner de plus en plus sur le circuit : le début d’année tennistique a été particulièrement chargé.

Le début de l’année a la particularité de commencer en Inde, en Australie ainsi qu’à Doha. Ces trois tournois nous ont permis de tirer des enseignements différents. A Pune en Inde ou notre Gilles Simon était tenant du titre ; nous avons assisté logiquement au sacre de la tête de série numéro 1, le sud-africain Kevin Anderson qui a su cette fois ci se tirer des griffes de notre Gilou national. On ne peut évoquer ce tournoi sans tirer un grand coup de chapeau au revenant Steve Darcis qui signe une demi finale après près de 15 mois éloigné du circuit. La finale du croate Karlovic nous rappelle que les vieux ont encore de beaux jours devant eux. De surcroit, le service reste certes sa principale arme mais sa condition physique à près de 40 ans compte tenu de son gabarit force le respect.
Le tournoi qatari de notre cher président du PSG Nasser nous a montré une nouvelle fois l’étendue du talent de l’espagnol Bautista-Agut qui sur dur est vraiment un adversaire à redouter. Sa victoire contre Novak Djokovic même en début de saison n’a rien d’anodin. Ce tournoi nous a aussi permis de revoir un Tomas Berdych en pleine forme, absent des courts depuis sa défaite à Indian Wells en Mars 2018. L’expérimenté tchèque sera un client dangereux pour cette année 2019.

Les deux derniers tournois avant la première levée du grand chelem australien se déroulent à Auckland et Sydney . Le premier a vu la victoire du plus pro- Trump des joueurs ATP Tennys Sandgren face au jeune anglaise prometteur Norrie. Le tournoi de la plus belle ville australienne aura confirmé la montée en puissance du jeune russe Daniil Medvedev qui ne devrait tarder à s’installer durablement dans le TOP 10. Cette confirmation ne fut cependant pas suffisante face à un grand Kei Nishikori qui a encore une fois démontré tout sa panoplie de joueur abonné au Masters.

La première levée du Grand Chelem permet de tirer quelques enseignements.
Il est impossible d’évoquer cette quinzaine sans ce match dantesque entre Bautista Agut et Andy Murray au lendemain de sa conférence de presse révélant en larme que son opération de la hanche ayant été infructueuse, il mettrait probablement un terme à sa carrière à Wimbledon. Malgré cette triste nouvelle, il fit honneur au fighting spirit britannique en livrant un match qui fait la légende de ce ces tounois, nous rappelant un peu ce fabuleux Roddick EL Aynaoui en 2003.
Tournoi assez logique pour la plupart de nos frenchies. Un Jo Tsonga qui tombe logiquement fa ce à un Djokovic intouchable , un Jérémy Chardy qui perd en cinq sets contre le dernier vainqueur du Masters Alexander Zverev ou un Benoit Paire qui s’incline de manière similaire contre un Dominic Thiem qui montre une nouvelle fois quelques-unes de ses limites sur dur.
Un Gael Monfils décevant face à la jeune pousse californienne Taylor Fritz . Année charnière à venir pour le nouveau petit ami de la belle ukrainienne Elina Svitolina. Très belle performance aussi d’Ugo Humbert qui malgré sa défaite en cinq sets au premier tour contre son compatriote Jérémy Chardy a confirmé les attentes placées en lui.
Le soleil australien nous donne aussi la possibilité d’assister au renouveau de Lucas Pouille. Assisté de son nouveau duo de coach Mauresmo-Corteau , il a su faire une excellente préparation d’avant-saison afin de remettre à l’endroit après une année 2018 très décevante. Il a su au cours de cette Open d’Australie monter en puissance, gagnant au forceps un match difficile contre le jeune australien Popyrin en montrant une puissance mentale qu’on ne lui connaissait plus. Il a su élever son niveau de jeu en particulier au service et en retour contre deux excellents joueurs que sont Borna Coric et Milos Raonic. Il ne put rien faire ensuite face à un Djokovic exceptionnel évoluant ce soir-là dans une autre dimension. Une demi-finale en grand chelem est évidemment un excellent résultat mais ne doit pas constituer une fin en soi. Lucas doit être en capacité d’évoluer à ce niveau-là de manière régulière. Sa défaite d’entrée contre le chypriote Bagdhatis à Montpellier ainsi que son forfait à Rotterdam puis Acapulco pour des raisons de sante ne nous donnent pas encore de réponse claire. Mais une grande partie du succès tennistique français dépendra de la constance du nordiste.

Le Grand Roger fit un tournoi australien moyen, très en deçà des deux précédentes éditions. Après un trois premiers matches corrects, il ne fut pas en capacité d’élever son niveau de jeu face à un Stefanos Tsitsipas en feu qui réalise son rêve de battre son idole en grand chelem. Cette défaite confirme la tendance du déclin du suisse depuis quelques mois mais nous a permis d’apprendre qu’il fera son grand retour Porte d’Auteuil en juin prochain.
Le duel Nadal- Djokovic fut le pic de la quinzaine après un tournoi que chacun avait survolé sans encombre majeure. La finale fut la confirmation de la domination serbe depuis Wimbledon . Un Djokovic surpuissant, trop rapide et précis sur dur face à un Nadal qui ne bouge pas encore assez bien pour concurrencer un serbe au top niveau dans son antre australien. La finale fut une simple formalité. Le serbe vient de remporter son quinzième grand chelem dépassant ainsi le record historique de Sampras et se rapprochant à deux unités des 17 titres de Nadal et à cinq des 20 titres du record de Federer.

Le tournoi femme a confirmé l’explosion de la japonaise Osaka qui est plus que jamais l’espoir numéro un du tennis mondial. Caroline Garcia poursuit sa dégringolade en n’arrivant pas à confirmer son excellente fin d’année 2017 . Serena Williams n’est pas loin de remporter son premier grand chelem post grossesse mais semble échouer à chaque fois juste avant la dernière marche. Nul ne doute que cette adversité va pousser l’immense championne américaine à dépasser de nouveau ses limites pour aller chercher les derniers records qui lui manque.

L’Open Sud de France à Montpellier est un tournoi qui s’ancre de plus en plus dans le calendrier tennistique international. Formidablement organisé par Sébastien Grosjean et son équipe, il accueille chaque année de plus en plus de visiteurs.
Tomas Berdych , David Goffin ainsi que les plus grands joueurs français sont les têtes d’affiche de cette édition 2019. Lucas Pouille , décevant et encore impacté par le décalage australien s’incline au premier tour. Le reste du tournoi nous donna l’occasion de confirmer la montée en puissance en simple de Pierre Hugues Herbert qui s’inclina seulement en finale après avoir éliminé l’espoir canadien Shapovalov et Berdych en deux sets. Jo Tsonga fut l’autre homme majeur de la semaine en remportant avec sérieux son 17eme titre après un match éprouvant mais passionnant contre Jérémy Chardy.

La deuxième semaine de février est toujours consacrée au tournois néerlandais de Rotterdam. Il nous donna l’occasion d’assister à la deuxième victoire en ATP 500 de Gael Monfils. Après une tournée australienne mitigée, il ne céda qu’en demi-finale à Sofia la semaine précédente contre Medvedv non sans avoir battu pour la première fois le jeune grec Tsisitpas. Le tournoi de Rotterdam nous donna l’occasion de voir le deuxième étage de la fusée avec des victoires contre Medvedev toujours puis Wawrinka ensuite. Son physique exceptionnel de toujours, un tennis toujours aussi solide, un mental de fer dont la nouvelle relation amoureuse avec la championne ukrainienne Svitolina n’est surement pas étranger nous permet de voir le grand champion de tennis qu’il peut être. Cet enchainement nous laisse à penser que cette année 2019 sera exceptionnelle et enfin à la hauteur de son talent. Il est impossible de passer sous silence l’excellent travail de son coach Liam Smith qui lui donne une variété d’options tactiques trop peu souvent utilisé chez le parisien.

Un fabuleux début d’année pour notre tennis en 2019. DUBAI puis la tournée américaine nous réservera des surprises avec le retour du BIG Three. Prochain épisode de notre tableau de bord fin Mars !

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